Dans un univers d’Héroic Fantasy avant la lettre, où les Dieux se mêlent aux humains et les nains aux géants, le prologue de l’Anneau du Nibelung : “l’Or du Rhin”, démarre cette épopée mythique qui tente de répondre au mystère des origines, cherche à expliquer le sens des épreuves dans le destin des vies humaines et s’efforce de montrer les raisons qui mènent les sociétés à disparaître. Tous ces héros sont des miroirs dans lesquels chacun peut se regarder. Cette œuvre magistrale est portée par une musique d’une inventivité folle, d’une richesse infinie et d’une évolution fascinante.
L’action se situe à une époque légendaire, dans les eaux du Rhin, sur et dans les entrailles de la Terre et dans le domaine des Dieux.
L’Or du Rhin a été volé par un nain difforme, avant d’être récupéré par Wotan, le seigneur des dieux, et d’être remis à Fafner, un géant, pour paiement de la construction de la forteresse mégalomaniaque que le Maître des Dieux s’est fait bâtir.
Acte 1 :
Au fond du Rhin, trois ondines (deux sopranos et une mezzo-soprano) jouent tout en gardant l’or du Rhin. Le nibélung nabot en velus Alberich (baryton basse) s’en empare après avoir juré de renoncer au désir.
Acte 2 :
Wotan (baryton basse) est le maître suprême et tout puissant du séjour des Dieux.
Freïa (soprano), la déesse de la jeunesse éternelle a été promise aux géants Fasolt (baryton basse) et Fafner (basse) qui ont construit le château de Wotan. Face à la colère des autres Dieux, qui veulent conserver jeunesse et longévité, Wotan propose aux deux géants de remplacer Freïa par de l’or qu’il part chercher dans l’antre d’Alberich.