1952/1962 Triumph TR 1, 2, 3, soleil…
On va on vient…, il y a des périodes de vie vides…, des moments de léger désintérêt…, à lire des livres plutôt que de se perdre dans les nullités imposées par les merdias omniprésents…, à s’affairer pour ne pas s’enfoncer…, à bouger pour ne pas sombrer…, à chanter pour ne pas radoter…, à créer pour ne plus se faire lobotomiser…, à s’ingénier pour ne plus se ramasser…

Après un début d’année en fanfare… et des annonces de folies qui risquaient de bien martyriser les neurones, ce mois d’avril 2014 aurait pu être la fin du monde, à défaut de le faire frissonner…
En résumé : presque rien qui ne m’ait donné envie de m’adonner à une écriture hors contrôle sur GatsbyOnline.
Pourtant il y a eu de belles choses, je suisse tombé sur de belles surprises (l’inverse, la laideur des choses et des gens, a tendance à me faire fuir), ça sentait les douilles encore brûlantes…, la poudre de perlimpinpin qu’on faisait exploser pour tromper les beaufs…, difficile de disséquer un monde qui tourne fou avant de briser la faucheuse et de partir sur une renaissance en bout de parcours…, en trompe la mort !
Je ne suis pas tombé en enfer, mais les portes métalliques étaient entrouvertes, bien en vue, c’était pourtant beau, presque rassurant, légèrement sci-fi…, un peu juke, comme un Kuedo en bout de course…, complètement déshydraté, la peau sur les os, je rampais dans le désert avec des vautours me tournant déjà autour de la tête…, l’un d’eux n’étant autre que l’inconsistant crétin qui a contribué au vol de ma LéaFrancis…, l’un des autres étant un des commissaires-priseurs-vampires en automobiles de collection qui se régénèrent en suçant le sang de leurs clients inconscients.
Je ne vous filerai pas plus de billes, ne vous attendez pas à une tirade émotionnelle.., que dalle.., il y a toutefois parfois un peu de rage à y repenser, mais pas question de me laisser aller dans une longue chute en spirale droguée, hypnotique en mode flingueur de salopards pendant une lente overdose en slow motion… ou, si les yeux ne se révulsent pas, c’est qu’on n’est plus humain…
Quelques coup de butoirs pour me sortir d’une torpeur ouatée et morbide qui se rapproche d’un tabassage en règle, tout en testant les limites des possibles en fin de match, histoire de ne pas me provoquer en niaiseries sur les autoroutes du monde…, je me suis fait plaisir en achetant la bagnole que chantait le Johnny de mes jeunes années : Yeaaaaahhhhhhhhhhhhhhh !

Un bel objet, rouge, un diamant de la route qui peut autant passionner qu’ennuyer, mais toujours en suffoquant…, c’est comme un vieux disque que je re-écoute en souriant de la mièvrerie des paroles plaquées en accords-raccords de longues plages bileuses et angoissantes, aux motifs récurrents, annihilant toute notion de temps…, il y a un peu de tout dans ce bordel.
Certains pourront arguer sur le fait que ce morceau musical manque de vrais moments forts, ou de tirades épiques, ce qui est partiellement vrai, tout comme la voiture…, mais en enfer, pas besoin de cavalcade, autant prendre son temps, on a l’éternité pour mariner…, le diable est dans les détails, oui, tout le temps…