1964 Thunderbird…
TEEBIRD… LAZYBIRD… FLAIRBIRD… BULLETBIRD… SQUAREBIRD… THUNDERBIRD…
Il faut évidemment être américain pour comprendre ces vocables évocateurs….
Non seulement faut-il être américain, mais il faudrait avoir au moins 80 ans et quelques… pour vraiment comprendre l’impact émotionnel qu’a créé la première Tee-Bird en 1955, puis le choc qui suivit avec la 4-places de 1958 qui fut baptisée Square-Bird à cause de ses lignes plus carrées.
Mais c’est de la Flairbird, particulièrement de la 1964 Cabrio, dont il va être question ici…
En musique…
Rouler les yeux fermés… Et ne plus rien penser… Du ciel en enfer… On se laissera glisser… Rouler vers les vallées… C’est beau la liberté… Puisqu’on peut rien en faire… Allez vas-y accélère !
C’est un jour parfait… Ni bon ni mauvais… Juste un jour parfait… Rien pour nous arrêter… C’est un jour parfait… Ni bon ni mauvais… Juste un jour parfait !
Rouler les yeux fermés… Plus besoin de parler… Comme tu es mon amie… Sur la terre endormie… Pour se faire oublier… On doit partir léger… Aussi loin qu’on espère… Allez vas-y accélère !

Vient un moment où, après avoir passé des heures éreintantes aux mains des sports cars les plus viriles et fougueuses, les héros sont fatigués.
C’est alors qu’intervient la passion des anciennes gloires.
La Ford Thunderbird 1964 est sans conteste une légende de la marque Ford.
Née en 1955 en version stricte 2 places, elle transporta les plus grands de ce monde, du parolier John Lennon au charismatique négociant de produits exotiques Tony Montana, en passant par la spécialiste des lavements Marilyn Monroe… et le cabotineur Franck Sinatra…, toutes les personnalités de premier plan l’ont adopté.
Tout simplement parce que ces gens l’ont préférée à la Corvette et à la Cadillac !

Pourquoi un si long succès ?
Après cette série 64/67, Ford n’a produit que des drivers-owner, des voitures prolétaires destinées à quelques parvenus snobinards, quelques roitelets enturbannés et des garçons dans le vent un brin provocateurs, lassés de leurs carrosses d’apparat à la grâce lymphatique d’un cachalot obèse échoué sur une plage de Floride qui sont tout sauf des automobiles…
Mises à part dans les vraies Thunderbird, entre 1955 et 1957, ainsi qu’entre 1958 et 1966, nul ne souhaiterait se mouvoir dans une autre voiture !
De la grâce et de l’élégance, la Thunderbird 1964 en regorge plus particulièrement…, sa ligne sculpturale permet de masquer des dimensions proprement hallucinantes.
C’est tout simplement la plus grande des “petites” Thunderbird.