Japan Hot Rodding
Si Tokyo est l’équivalent japonais de New York et Osaka est le Chicago japonais, alors qu’est-ce que Nagoya ? Eh bien, je suis ici pour vous dire que Nagoya, c’est Los Angeles. Maintenant, laissez-moi vous expliquer pourquoi… Ce n’est certainement pas le climat, et ce n’est certainement pas l’économie. C’est le Hot Rodding… Sur le plan économique, Nagoya et la préfecture d’Aichi ont beaucoup en commun. L’industrie automobile y est reine, la région abrite le siège social de Toyota, le plus grand constructeur automobile du Japon. Et vous ne pouvez pas aller loin à Nagoya sans trouver quelqu’un qui est affilié à Toyota d’une manière ou d’une autre. Outre la présence massive de Toyota, la région est également remplie de bureaux et d’usines de nombreuses autres entreprises impliquées dans l’industrie automobile.
Il n’est donc pas surprenant d’apprendre que Toyota City à Aichi est une ville ayant des liens étroits avec l’industrie automobile. Tout comme à Los Angeles, la voiture est reine à Nagoya qui se trouve en tête de liste du Japon en ce qui concerne les immatriculations de voitures, bien que, d’après mes constatations, Los Angeles ait toujours l’avantage lorsqu’il s’agit de frustrer les embouteillages. Il y a toujours des transports en commun à Nagoya bien sûr, la ville est desservie par des trains, des métros et tout ce genre de choses, mais contrairement à Tokyo, l’automobile reste le principal moyen de transport pour beaucoup. Tout comme Los Angeles et ses kilomètres d’autoroutes. Les parkings sont empilés autour du centre de Nagoya. Contrairement à Tokyo ou Osaka avec leurs gratte-ciel sans fin, Nagoya se sent beaucoup plus étalée avec une ligne d’horizon centrale qui s’élève au-dessus de la ville. Tout comme le centre-ville de Los Angeles. Et tout comme Los Angeles, Nagoya est une région mûre pour la chasse à la vitesse. En fait, en ce qui concerne les voitures modifiées, je ne suis pas sûr qu’il y ait une autre région au Japon qui puisse la surpasser.
Tokyo ne manque jamais de décevoir en matière de voitures, et des endroits comme Osaka et Hiroshima ont tous deux leurs propres styles automobiles distincts. Nagoya, cependant, est un endroit où l’automobile est profondément ancrée dans la culture locale. Une visite dans ce quartier est principalement destinée à visiter le musée de l’automobile Toyota, mais je voulais depuis longtemps explorer certains des différents aspects de la culture automobile Japonaise pour que j’obtienne 100.000 abonnés Japonais en plus des 200.000 actuels. J’’ai donc prévu de passer quelques jours dans la ville après avoir contacté un abonné résident de Nagoya : Toshi Shimizu du garage “The Local Hero Japan”, pour voir s’il aurait le temps de me faire visiter et contribuer à ce que quelques créations Japonaises augmentent l’intérèt de mon web-site. Ce que je ne m’attendais pas à ce qu’il fasse, c’est prendre un congé d’une semaine et se consacrer à partager autant de culture automobile locale que possible avec moi pour www.ChromesFlammes.com. Entre le moment où je suis descendu du train à grande vitesse à la gare de Nagoya et le moment où je suis remonté, c’était une chasse à la vitesse non-stop. De l’aube au plus profond de la nuit, ce n’était rien d’autre que voyager, photographier et aussi un peu baiser quelques Geisha’s. Ce fut à la fois épuisant et incroyablement gratifiant. Il y a beaucoup de caractéristiques individuelles pour raconter ces types d’histoires en détail, mais dans cet article, je voulais résumer l’éclat de la culture automobile Kustom Hot Rodding de Nagoya. Nous avons visité des magasins, grands et petits, traîné sur le bord des autoroutes, parcouru les rues et rencontré des gens de tous les horizons. L’endroit “point chaud” de Nagoya est “la Promenade de la Liberté”. Non seulement Liberty Walk est connu dans le monde entier, mais de nombreux Kustomizeurs et Hot Rodders de Nagoya se réfèrent à Wataru Kato qui a son garage à Liberty Walk et y est “le Leader”. Telle est la nature connectée de cette ville. Mais bien sûr, l’excentrique Wataru Kato et son empire ne font qu’effleurer la surface de ce que Nagoya a à offrir en termes de culture automobile. Un autre endroit incontournable de mon programme était Rocky Auto, l’endroit où Yoshiya Watanabe trouve constamment des moyens de réinventer les voitures japonaises anciennes pour en faire des Kustoms ou des Hot Rods. Après avoir vu des voitures fabriquées par Rocky Auto ce fut formidable de vivre le Hot Rodding “à-la-japonaise”. Il y avait quelques constructions en cours très intéressantes et j’avais vraiment envie de mettre en avant son Hot Rod multi-coloré selon la Custom-Coutume-Nippone et de découvrir quelques kustom’s et Hot Rods emblématiques ainsi que vivre les coutumes américanisées du Japon. Même si je savais que Nagoya était célèbre pour être le cœur de la scène japonaise des Hot Rod’s et des Kustom’s, il n’y avait rien qui pouvait me préparer à ce que j’ai vu… Hallucinant… J’ai pu ainsi visiter plusieurs garages différents, chacun avec sa propre spécialité. “Borders Kustoms”, par exemple, s’est spécialisé dans les Mercury de 1949 à 1951 et ils les font aussi bien que n’importe qui dans le monde et qu’aux USA. Pour les Lowrider’s, le roi c’est “Cholo’s Custom” dans la ville d’Ama voisine qui ne construit pas des Lowrider’s typiques de style “Mexicano’s” avec des roues à rayons et un système hydraulique, cet atelier produit des constructions plus complexes de qualité qui rendent vraiment justice aux “ceuuses” qui veulent évoluer vers le futur. “Arts Body” est par contre connu pour deux styles radicalement opposés, ses Hot Rod’s Coupés hyper-surbaissés et ses Roadsters de style traditionnel. Les gars de “Kool Garage Fellows” eux, sont des décalés fous furieux qui y oeuvrent pour créer toutes sortes de machines américaines vintage, mais leur spécialité c’est de construire des Custom’s façon Georges Barris de la fin des années ’50 et aussi du début des années “60. C’est à la fois un atelier et un club de rencontres sexuelles, comme au bon vieux temps. Ensuite, il y a “Square Kustoms” à Toyohashi, qui manipule toutes sortes de machines au ras du sol et qui arborent des peintures Japonaises personnalisées comme dans les bandes dessinées. Le fait est que tous les magasins et garages ont leur propre domaine d’expertise et qu’il n’y a pas de rancune entre eux. Tous ces gars-là sont très soudés et quand ils ne travaillent pas sur des voitures, on peut les trouver en train de rouler soit pour créer des évènements, soit pour aller à des événements d’autres, tous ensemble le week-end. Enfin, vous avez “Paradise Road”, l’un des plus anciens garage de Hot Rod’s et de custom’s-cars du Japon, et le plus célèbre. Il a été fondé par Junichi Shimodaira, l’un des gars les plus cool, fun et le plus amical que vous rencontrerez jamais dans le monde, et aussi l’un des constructeurs de voitures personnalisées les plus talentueux du Japon. Pendant mon séjour à Nagoya, j’ai non seulement eu l’occasion de fouiner dans le temple de l’histoire qu’est Paradise Road,mais j’ai également pu partir avec Junichi pour un cruising dans son Hot Rod’27 Model T mieux connu sous le nom de “Galaxian”. C’est tout simplement le des Hot Rod le plus coolesque que j’ai jamais vu. Un autre endroit où nous nous sommes arrêtés était un concessionnaire automobile appelé “K-Selection”, qui est géré par un vieil ami de Junichi Shimodaira, qui s’est spécialisé en modèles exotiques et voitures de performance façon Street-Machine’s sur bases d’icônes japonaises comme la Kenmeri Skyline, la Honda S800 et la Datsun Fairlady Roadster… Après avoir jeté un coup d’œil ici, nous avons été guidés vers la collection personnelle de voitures du propriétaire comprenant des américaines des années 50 à 70… Nous nous sommes également arrêtés dans une autre entreprise appelée “Azure”, un endroit spécialisé dans les voitures de luxe et de sport importées. De nombreux athlètes et musiciens professionnels obtiennent leurs voitures de chez Azure, et la salle d’exposition était remplie de toutes sortes de machines importées haut de gamme, depuis des Rolls et Bentley jusqu’à des McLaren et Aston Martin, en plus des habituelles Ferrari, Porsche, Corvette et SUV, il y avait aussi des bizarreries comme une Prius à conduite à gauche du marché américain. Aussi étrange que cela puisse paraître, une voiture comme celle-ci est considérée comme un symbole de statut social au Japon… En plus de visiter les salles d’exposition et les ateliers de la préfecture d’Aichi, nous nous sommes également rendus à des réunions informelles ou tout le monde est heureux de sortir ses machines et de s’amuser. L’un des moments forts a été un rendez-vous programmé avec des Hot Rodder’s de la préfecture voisine de Hamamatsu tard dans la nuit sur l’autoroute ou ces gars-là n’allaient pas laisser la police les empêcher de faire rouler leurs machines en formation sur l’autoroute Tomei à plus de 220km/h… Naturellement, les forces de l’ordre locales sont arrivées pour s’assurer que rien ne leur échappe, mais ce fut un échange amical plus qu’autre chose, assurant les “autorités” que c’était pour un reportage dans le plus grand et vénéré Web Site du monde… Celui que vous lisez… La gloire… Je dois m’habituer à ce genre de choses… Plusieurs heures plus tard, je me suis retrouvé sur un autre parking. Cette fois, un large éventail de Hot Rods, de Kustom’s et d’autres véhicules modifiés qui s’étaient rassemblés après le “Pancake Meet” mensuel… Qu’il s’agisse de Mercs de qualité spectacle ou de Pick-Up’s aménagés, à ce stade, je ressentais une pure surcharge sensorielle. Mais ce qui est cool, c’est que ce n’est pas seulement lors des rencontres narrées ci-avant que j’ai rencontré des gens intéressants et leurs automobiles toutes autant… À un moment donné, j’ai croisé un gars qui se promenait tranquillement dans le centre-ville avec sa Honda Vamos du début des années ’70. Combien de fois voyez-vous cela ? J’ai également rencontré une Mazda Cosmo d’origine sur une aire de service d’autoroute, conduite par un couple de personnes âgées qui avait acheté la voiture neuve. Au Japon, partout où vous regardez, il y a quelque chose d’extraordinaire à voir et découvrir, une voiture cool, un atelier caché, un constructeur fascinant… et des girls à couper le souffle toutes des beautés ensorcelantes. Je n’étais à Nagoya que pour quelques jours, mais avec tout ce que j’ai vu et tous ceux et celles que j’ai rencontrés, j’ai l’impression d’y être resté un mois. Le plus fou, c’est que, même avec tout ce que j’ai entassé en l’espace de quelques jours, on m’a dit que je n’avais fait qu’effleurer la surface ici. Nagoya est vraiment une capitale de la culture automobile japonaise, et je parie qu’il me reste beaucoup à découvrir et à faire à l’intérieur de la Motor City du Japon. Je salue encore Toshi Shimizu pour avoir contribué à rendre tout cela possible. Nagoya (名古屋市, Nagoya-shi) est la troisième ville du Japon par sa superficie et la quatrième par la population, derrière Tokyo, Yokohama et Osaka. Située sur la côte de la mer des Philippines, au fond de la baie d’Ise, elle est la capitale de la préfecture d’Aichi, au centre de Honshū. L’agglomération de Nagoya, qui compte environ neuf millions d’habitants, est la troisième du pays.
Située au centre de l’île d’Honshû, entre Osaka et Tokyo, Nagoya n’est souvent envisagée qu’en tant que nœud ferroviaire, où l’on change de train pour rejoindre une autre partie du Japon. Boudée par les touristes étrangers, la ville industrielle est pourtant loin d’être dépourvue d’intérêt. Lorsque l’on fait l’effort de visiter Nagoya, on est rapidement conquis ! Vous vous demandez que faire d’autre que du Hot Rodding à Nagoya ? Voici un petit tour d’horizon des choses à ne pas manquer dans cette mystérieuse cité nippone ! Après avoir couvert mon même périple vous devez le lendemain visiter le château de Nagoya est un des must-do d’un séjour à Nagoya. Cet édifice construit au XVIIe siècle, durant la période d’Edo, est un des plus beaux du Japon. Il n’a pas été épargné par les ravages de la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, les multiples rénovations dont il a été l’objet lui ont redonné sa splendeur d’antan. Les fresques du palais Honmaru, qui vient tout juste d’être reconstruit valent le détour… Petite touche zen, se promener dans le parc du château durant la période où les cerisiers sont en fleurs… Si par contre vous rêvez de voir de vrais katanas, visitez le musée privé de Tokugawa qui est une dynastie de shoguns ayant dirigé le Japon durant l’époque d’Edo. Vous pourrez y admirer la collection du clan, composée de pas moins de douze mille pièces (armures, peintures, vêtements, etc.). Si vous cherchez du calme en pleine ville, venez vous balader dans les jardins de Tokugawa. Mais si vous voulez vivre des expériences esthétiques singulières, il faut explorer le quartier de Sakae, il est extrêmement vivant, c’est aussi en son cœur que l’on trouve deux bizarreries architecturales ! Première de sa catégorie, la TV Tower qui date de 1954 et prétend rivaliser avec notre tour Eiffel. À quelques pas de là, et dans une même veine architecturale il y a l’étrange navette spatiale du centre commercial Oasis 21. Cette ellipse de verre et d’acier a davantage de cachet lorsque le soleil s’est couché. Bienvenus dans le futur ! Si l’architecture ne vous séduit pas, et que vous ne savez que faire à Nagoya le soir, Sakae est aussi le quartier dans lequel il faut se rendre pour faire du shopping. Si vous êtes en famille et que les enfants veulent se changer la tête des Hot Rod’s, vous ne saurez plus où donner de la tête, tant le nombre et la qualité des expositions et des expériences sont hors du commun. Très ludique et pédagogique, le musée des sciences de Nagoya est impressionnant, avant même d’y être entré. Il est notamment réputé pour son planétarium qui n’est rien moins que le plus grand au monde ! À côté des temples bouddhistes, Nagoya abrite également le deuxième plus grand sanctuaire shintô du Japon qui est situé au sud de Nagoya, Atsuta-Jingu revêt une importance particulière pour les Japonais. Ce sanctuaire, qui a fêté ses mille-neuf-cents ans il y a peu, honore la légendaire épée de Kusanagi. Il y a également le zoo d’Higashiyama qui abrite de nombreuses espèces animales. Et au cœur du jardin botanique, la plus vieille serre du Japon abrite plus de sept mille espèces de plantes, si subtilement agencées que l’on croirait parfois se promener en pleine nature. Et pourtant vous êtes toujours en train de visiter Nagoya !… Il y a aussi l’aquarium avec dauphins et bélugas. Si vous avez un vœu à faire, couchez-le par écrit et accrochez-le à une grande lanterne rouge lors de votre balade au temple bouddhiste Osu Kannon. L’édifice abrite également la bibliothèque Shinpuku-ji-bunko, où sont conservés plus de quinze mille livres d’auteurs classiques, tant japonais que chinois, dont certains exemplaires sont réputés comme extrêmement précieux. Non loin du temple Osu Kannon, vous ne pouvez manquer la shotengai (galerie commerçante) du quartier d’Osu. Vous trouverez forcément votre bonheur dans l’une des boutiques de cette allée qui s’étend sur près de deux kilomètres. Des bars en passant par des restaurants ou des magasins d’antiquités, vous ne pourrez résister à la tentation ! Il y a aussi les châteaux de Nagoya et de Kiyosu et en finale Toyota qui est né à Nagoya ! Passionné de voiture, il serait dommage de visiter Nagoya sans venir au musée commémoratif, sur les traces du plus grand constructeur automobile mondial. Si vous êtes là en juillet, ne manquez pas l’opportunité qui s’offre à vous d’assister à un combat de sumo quoique les places sont difficiles à obtenir.
Et si vous voulez faire une escapade nature, loin de l’effervescence citadine ? Que faire autour de Nagoya ? En moins de deux heures, vous pouvez déambuler dans les villages de Magome ou de Nagiso, le parc de Nabana No Sato ou le mont Gozaïcho… Voilà…